C’est une bonne habitude de célébrer la journée de l’Alliance d’Amour tous les dix-huit de chaque mois au Sanctuaire de la paix et la réconciliation au Mont Sion Gikungu. Ainsi, même pour ce mois de février cette date a été commémorée dans une ambiance de joie et de confiance par toute la famille de Schoenstatt, avec une foule immense des pèlerins.

En effet, en ce mardi le dix-huit février 2020, la célébration eucharistique a commencé à 17h00 par la prière de l’Angelus puis la procession du Père Marcien NDAYIZEYE qui a célébré la messe accompagné des Diacres Floribert KANEZA, Jean Bosco HABONIMANA et Alain AMANI, avec les chants d’entrée entonnés au rythme de la joie et de la fête par la chorale Sancta Maria qui animait la liturgie du jour.

Dans son mot d’ouverture, le Père Marcien NDAYIZEYE qui a présidé la messe a annoncé que nous sommes vraiment les enfants d’une Mère, les enfants de la Mère de Jésus, les enfants de Dieu ; donc que nous n’avons pas à nous lamenter devant n’importe quelle situation. En se basant sur les saintes Lectures du jour, il a interpelé l’assemblée de ne pas se comporter comme les disciples de Jésus dans une situation pareille dont parle l’évangéliste saint Marc (Marc 8, 14-21).

En effet, quand Jésus leur faisait cette recommandation de prendre garde au levain des pharisiens et d’Hérode, eux ne l’entendaient pas, ils discutaient sur le manque de pains. Des fois, Jésus nous parle des choses spirituelles, divines mais nous, nous ne pensons qu’aux choses du monde, nous ne pensons qu’en la nourriture.

Il  a été complété par le Diacre Jean Bosco HABONIMANA dans l’homélie. Pour le Diacre, sans l’Alliance d’Amour, Schoenstatt ne peut pas exister. De là, il a expliqué comment comprendre l’Alliance d’Amour :

-L’Alliance d’Amour nous aide à renforcer et à renouveler nos engagements de Baptême.

-Dans l’Alliance d’Amour, nous acceptons que la Vierge Marie soit notre Mère telle que nous l’avons reçue sous la croix.

-L’alliance d’Amour nous aide à vivre comme des vrais chrétiens.

En outre, poursuit le Diacre, dans l’Alliance d’amour, la Vierge Marie nous enseigne à tenir bon dans toutes les situations de la vie, à persévérer dans la chrétienté. C’est ce que saint Jacques nous appelle à faire dans la première lecture  (Jc 1, 12-18) : Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu ».

 Des fois, il y a quelques chrétiens en cas de difficultés et de tentations, ils récriminent à l’outrance jusqu’à perdre leur identité chrétienne ; comme on le dit en Kirundi : « guta ubwoko, guta ubwoko bw’abana b’Imana ». Il y a ceux qui arrivent même à nier Dieu prétendant qu’il ne les a pas tirés de ces difficultés. La Très Sainte Vierge Marie ne s’est jamais lamenté contre Dieu, mais elle accueillait tout silencieusement dans son cœur et en faisait une méditation dans son âme.

Ainsi, un allié à la Vierge Marie ne se désespère pas, plutôt il lit les signes du temps et interprète la voix de Dieu qui nous parle dans chaque événement de notre vie. Le problème est que nous n’écoutons pas Dieu qui nous parle à travers les événements que nous traversons. Nous restons toujours dans la pensée des richesses du monde, dans la pensée des pains comme les disciples entendus dans l’évangile. De façon que quand bien même une petite mauvaise situation nous arrive, nous courons vers les féticheurs ou les sectes pour chercher des réponses rapides. Nous oublions que ces appâts nous conduisent vers le péché.

En terminant, le Diacre a imploré la Vierge Marie pour qu’Elle nous aide à changer notre vie afin de mériter un jour d’être avec Elle auprès de son Fils dans la gloire éternelle. Amen.

Après l’homélie, on a offert le capital de grâce en brûlant les contributions qui étaient tellement  beaucoup. Puis la célébration eucharistique à continuer normalement pour terminer après par la bénédiction solennelle et l’hymne du Mouvement Apostolique de Schoenstatt.

DUSENGEYEZU Léon