La nativité du Seigneur
a depuis longtemps été célébrée avec ferveur et dans un éclat de joie après une
bonne période de quatre semaines de l’Avent. Les chrétiens fidèles passent ce
beau temps à prier en méditant sur ce si grand mystère de l’incarnation du
Sauveur. Le Sanctuaire marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu a pris le
devant des fidèles chrétiens et pèlerins à mieux célébrer cette grande solennité
dans l’allégresse sous diverses formes : confession, mise en place de la crèche
et bien sûr une minutieuse préparation de la sainte Messe du jour.

La célébration
eucharistique de Noël a été présidée par le Père Herménégilde COYITUNGIYE,
Recteur du Sanctuaire. Les lectures du jour ont été respectivement tirées du
Livre d’Isaïe 52, 7- 12, Epitre aux Hébreux 1, 1- 6 et l’Evangile selon Saint
Jean 1, 1- 18. L’homélie du jour a été présentée par le Diacre Jean Bosco
HABONIMANA. Il a fait savoir que le Sauveur tant attendu nous est né, et nous a
apporté le salut. Dans ce Verbe qui s’est fait chair, nous voyons ce Dieu qui a
toujours été avant que le monde ne fût. Nous avons donc de quoi contempler dans
l’admiration de ce Dieu qui s’est abaissé jusqu’à nous élever. Malheureusement
nous ne l’avons pas tous accueilli comme saint Jean le dit dans son Evangile. Que
nous ne l’ayons pas accueilli, cela apparait déjà dès sa naissance où les
Saintes Ecritures nous disent qu’Il est né dans une crèche par manque de
chambre dans les hôtels ou maisons des visiteurs.

Ce Verbe s’est fait
enfant pour nous inviter à avoir un cœur doux et tendre comme celui des enfants
qui accueillent les messages dans le calme et la joie. Ce même Verbe est Lumière
qui nous éclaire après avoir écartée les ténèbres dans lesquelles nous nous
embourbons sans cesse, tel le mensonge, le vol, le viol, le meurtre, l’adultère.
Ceci est répété sans cesse par saint Paul quand il invite à abandonner les activités
des ténèbres pour accueillir la lumière de Dieu. 

Dans la deuxième lecture, Jésus est décrit comme l’éclat de la puissance divine qui vient redonner la dignité à l’homme qui l’a perdue en péchant. Le Nom de Jésus est un Nom qui guérit car il a la grandeur et une puissance plus grande que toutes créatures que Dieu a faites. Ce Verbe qui est lumière vient nous délivrer du péché qui nous tient à l’écart de Dieu et de sa volonté. Dans son grand Amour pour nous, Dieu nous a donné son Fils unique bien aimé, celui-là même dont le corps a été livré et le sang versé pour nous obtenir la vie éternelle qui ne connaît ni faim ni soif. Nous ferions mieux d’adorer et rendre hommage à ce Dieu bon, tendre et miséricordieux. Signalons qu’après l’homélie il y a eu baptême de quatre enfants, ce qui se fait seulement dans peu d’occasions et avec l’aval de la  paroisse Saint Jean Baptise dont le Sanctuaire marial relève de sa circonscription. Comme l’image de la vierge pèlerine avait visité vingt-trois familles, celles-ci ont jugé bon de rendre hommages à la vierge Marie qui mît au monde notre Sauveur. Elles sont venues en procession au début de l’offertoire.

Le Sanctuaire marial a offert des cadeaux aux nombreuses femmes qui nettoient volontairement l’église de la Sainte Trinité hebdomadairement ainsi qu’aux enfants qui y prient chaque dimanche. Retenons que ces enfants ont un coin spécifique dans l’église où ils s’assoient les dimanches et se déplacent avant le texte évangélique vers le centre Joseph Engling pour l’enseignement selon leur âge.  A la fin de la messe,  il y a eu une procession vers le sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation pour y saluer la Mère de Dieu dont le OUI nous a obtenu le Sauveur du monde. C’est de là même que la bénédiction solennelle a été donnée.

Méthode NYANDWI