Présidée par le Père  Marcien NDAYIZEYE en compagnie de Père Longin
NTIRANYIBAGIRA, la messe de ce dimanche 29 septembre 2019 a été dominée par la
Chorale Saint Nicolas de Fux qui fêtait son
vingt-troisième anniversaire au service liturgique.

Vêtus en bleu et blanc, couleurs de la Vierge Marie, la chorale de dames et messieurs mieux encore de papy et mamy, comme eux-mêmes nous l’ont témoigné pendant l’offertoire, a favorisé la participation active des fidèles dans le chant.

La messe a débutée par la procession avec les servants de messe
munis de la croix à la tête, puis les
choristes, les femmes en tenue traditionnelle
(imvutano) et les hommes en costumes, entonnant le
chant d’entrée, et
en dernière position le célébrant. Signalons que quatre choristes soulevaient
la statue de Saint Nicolas de Flüe dans ce cortège religieux.

L’homélie
du jour a été caractérisée par la lecture du message de la Conférence des Evêques catholiques
du Burundi en vue de raviver l’esprit missionnaire des fidèles chrétiens.

La
Chorale Saint Nicolas de Flüe, pendant le temps dédié à l’offertoire, a offert une bougie allumée tenue par le plus jeune de la
chorale demandant ainsi à et un bouquet de fleurs soulevé par une sexagénaire
qui a débuté avec la chorale. Les deux présents ont été déposés devant la
statue de Saint Nicolas de Flüe par l’intermédiaire des pères Longin et
Marcien.

Qui fut Saint Nicolas de Flue ?

Cet herbager du centre de
la Suisse, du canton d’Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de
langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération helvétique.
Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement
ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée
Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie
politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l’armée.
Mais ce bon père de famille, cet homme d’un grand civisme, se retire dans un
lieu solitaire pour prier chaque fois qu’il le peut. A cinquante ans, n’y
tenant plus, il se laisse happer par la contemplation. Il demande à sa femme et
à ses grands enfants l’autorisation de se consacrer entièrement à Dieu.
Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de
l’Église pour l’héroïcité de ses vertus. Nicolas s’enfonce dans la prière. Les
visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu,
scrupuleusement vérifié par des espions de l’évêque du lieu. Curieusement, plus
il s’isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander
conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la
concorde. Et c’est ainsi qu’il sauva sa patrie en 1471, lors de l’invasion de
Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui voulait l’annexer et, en 1481, quand
il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les
autres cantons, au risque de la désagrégation de la confédération.
Canonisé le 15 mai
1947, il est patron principal de la Confédération helvétique.

Peu avant le chant d’action de grâce, la chorale a
entonné le chant dédié à Saint Nicolas de Flüe dùne seule voix. On peut voir
que ces choristes, à travers cette chorale, ont déjà tissé des liens très
étroits et solides; des liens fondés sur le travail d’équipe, l’entraide et la
collaboration.

La bénédiction finale aura lieu au Sanctuaire comme chaque dernier dimanche du mois après la prière adressée à la Vierge Marie notamment pour ce mois d’octobre dédié au Rosaire.

Germain NAHIMANA