L’Assomption de la verge est une solennité que l’Eglise tient à célébrer avec ferveur et éclat. Le sanctuaire marial de Schoenstatt de mont Sion Gikungu prévoit tout ce qu’il faut pour un bon déroulement de cette solennité, à commencer par une neuvaine minutieusement préparée, très bien animée avec un programme bien établi.

Ce 6 août 2019 a débuté une neuvaine pour mieux préparer les fidèles à cet événement de l’Assomption si solennel. Ladite neuvaine suit un programme qui débutera chaque fois à 18 heures et prendra fin à 19h

30. Une animation libre en chants commence, puis un chapelet aux mystères du jour suit pour céder la place à la lecture de la Parole de Dieu et de l’enseignement du jour. Celui-ci est suivi par l’hymne du jubilé de 25 ans du sanctuaire que les fidèles sont supposés connaître bien avant la fête proprement dite. Le thème général de toute la neuvaine est ‘’Car le Tout-Puissant a fait pour moi des merveilles, Saint est son Nom.’’

Le sous-thème pour cette première journée était ‘’Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur.’’ L’enseignement du jour a été présenté par le Père Recteur du sanctuaire marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu. Le prédicateur du jour a précisé que nous allions comprendre que nous sommes avec la vierge Marie au cours de cette prière, comme il en a été pour les apôtres au cénacle. Elle est particulièrement à nos côtés depuis dix ans déjà que nous l’avons couronnée comme Reine de la Paix et de la Réconciliation a˗t˗il poursuivi. L’enseignement du jour a suivi trois étapes. C’est notamment ‘Mon âme exalte le Seigneur’, ‘Mon esprit tressaille de joie’ et enfin ‘Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur’.

Quand Dieu a créé l’homme, Il a mis en lui le souffle de la vie et il est devenu vivant. Comme la vierge marie, nous devons louer le Seigneur qui nous a donné la vie. Et saint Ignace de Loyola dit que l’homme est fait pour rendre grâce et louange au Seigneur, car c’est Dieu lui-même qui a mis en nous ce désir de le louer. Quelles que puissent être les difficultés de la vie que nous traversons, nous ne pouvons cesser de rendre grâce à Dieu. ‘Il nous arrive souvent d’adresser nos supplications à Dieu et nous oublions de lui adresser des louanges, il ne doit pas en être ainsi’, a insisté le Père Recteur. Pendant vingt-cinq ans que nous avons entre nous le sanctuaire, il n’est pas de doute que chacun et chacune a des raisons de louer le Seigneur pour tant de grâces reçues via cette mère trois fois admirable.

Le second point analysait les raisons pour lesquelles nous sommes pleins de joie. Le  magnificat est plein de mots de l’Ancien Testament qui louent le Seigneur. Marie a toujours médité la Parole de Dieu et l’a gardée en son cœur. A notre tour, nous devons louer le Seigneur à temps et à contre temps, en temps de joie comme en temps de peine. Saint Etienne nous en donne un bon exemple quand il dit qu’il voit le ciel ouvert et le Fils de l’homme assis autour des anges qui descendent et montent alors qu’il était sur le point de rendre son âme des suites des jets de pierre qu’on lui infligeait. Nous devons enfin apprendre à être patient dans notre prière car devant Dieu on ne le presse pas, surtout que c’est Dieu Lui-même qui connaît notre destination et le bon moment d’y aller.

‘Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur’. Notre Dieu et Seigneur se soucie de nous car Il sait de quoi nous avons besoin avant que nous le demandions. Il a établi sa tente au milieu de nous comme la vierge Marie a dressé son sanctuaire chez nous pour que nous scellions notre alliance d’amour avec elle. Osons donc demander à Dieu avec foi ce dont nous avons besoin et espérons le recevoir par l’intercession de cette Mère Trois fois admirable. Pendant la souffrance, nous n’avons pas à nous tourner vers le devin qui nous parle de ce dont on veut alors qu’il nous prend nos biens dont nous pourrions nous servir en famille ou en communauté pour la plus grande gloire de Dieu.

Signalons qu’après cet enseignement la Chorale Saint Martin de Tours a entonné l’hymne du jubilé avant la prière de couronnement de la vierge Marie et la bénédiction finale.

Méthode Nyandwi