Dans la grande église dédiée à la Sainte Trinité, considérée comme l’élargissement du Sanctuaire Marial de Schoenstatt à Mont Sion Gikungu, une célébration eucharistique a clôturé le programme du pèlerinage des Schoenstattiens de l’Archidiocèse de Bujumbura. Elle était présidée par l’Abbé Innocent Bandyatuyaga, Aumônier diocésain du mouvement. Dans son introduction, il a rappelé que nous sommes toujours dans le bain de la commémoration du jubilé d’argent du sanctuaire, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle tant de fidèles, les membres du Mouvement Apostolique de Schoenstatt en premier lieu, effectuent des pèlerinages pour mieux se préparer à la célébration solennelle de ce jubilé le 19 Octobre de cette année. Le pèlerinage de ce jour a coïncidé avec la solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, piliers de la foi de l’Eglise.

Dans son homélie, Monsieur l’Abbé  Bandyatuyaga a dit que saint Pierre est mort décapité pour la cause de la parole de Dieu et il a préféré être  crucifié renversé pour ne pas s’égaler à son Maître. Et dans le sillage des Saints Apôtre, le Père Fondateur du Mouvement international de Schoenstatt, le Père Joseph Kentenich a subit aussi le sort d’un apôtre quand, avec la deuxième guerre mondiale, il a dû donner son « adsum »  et a été interné dans le camps de concentration et ainsi lui fut empêché  de continuer de prêcher la fidélité à la Parole de Dieu et à la sainteté. Toutefois, il n’a pas cédé parce que « ce temps de persécution » pour lui a été aussi riche que féconde pour son engagement à l’éducation de l’homme nouveau dans la communauté nouvelle. Nous sommes appelés, nous aussi, à écouter, méditer, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu, c’est-à-dire, savoir « s’auto éduquer » comme il nous est toujours enseigné dans notre famille de Schoensetatt. Ainsi nous sommes appelés à  ne pas être « un homme de la  masse », mais plutôt la lumière du monde, capable de poursuivre son but et son idéal,  et ainsi  lutter pour la justice à l’instar du Père Joseph Kentenich. Nous sommes appelés à scruter les signes du temps pour y déceler le message que Dieu afin de le mettre en pratique. ‘’Il nous faut également nous efforcer aux habitudes des pèlerinages vers des lieux saints avec des fleurs d’amour de nos cœurs’’, a martelé le prédicateur du jour.

Nous tenons à signaler qu’au moment de l’offertoire, douze paniers remplis de récoltes symbolisant les douze tributs d’Israël ont été offerts devant l’autel du Seigneur. La sainte Messe a été clôturée par une procession des pèlerins vers le sanctuaire marial de Schoenstatt. C’est là où ceux qui s’étaient bien préparés ont procédé au rite pour recevoir les indulgences ainsi que la bénédiction finale.

Egide Simbare.