Le 11 juillet de chaque année, l’Eglise fête saint Benoît, un moine fondateur de la des monastères bénédictins. La célébration eucharistique de ce jeudi soir du 11 juillet 2019 a été présidée par le Père Claude Jeria, au sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu. Dans son introduction, le Père célébrant a fait savoir que du temps de saint Benoît, l’Europe a connu beaucoup d’invasions de barbares venus de l’Orient et ils ont fait subir à toute l’Europe beaucoup de maux et souffrances : meurtres de masse, viol, pillages des biens, etc. C’était aussi en ces temps durs que Benoît a décidé de fonder un monastère. Tout en s’efforçant de veiller à la survie de ce monastère, il a aussi su garder beaucoup de biens culturels de l’Europe contre ces barbares. Il est également à signaler que biens de monastères ont pu sauver, protéger et garder la culture et tant de biens patrimoniaux du continent pendant et après les différentes invasions que l’Europe a connues. ‘L’on pourrait comparer la façon dont saint Benoît a gardé les éléments culturels de son continent à celle dont la vierge Marie a gardé à cœur la Parole de Dieu dans la tranquillité de l’âme’, souligné le Père Claude.

Dans son homélie, le Père Claude a brièvement brossé l’histoire de Joseph vendu par ses frères aux marchands puis transporté en Egypte comme esclave. L’on sait comment les parents s’attachent et aiment leurs derniers enfants de vieillesse. C’est cela qui a suscité la jalousie et la haine des frères de Joseph dont la première lecture nous a parlé. Ce Joseph qui a été jeté dans un trou, puis vendu est devenu connu et rendu célèbre grâce à son don d’interpréter les songes du Pharaon. Comme Dieu choisit ceux à qu’Il veut confier son apostolat, Il sait aussi les garder en vie contre tous les dangers. De cette première lecture, nous tirons de Joseph un enseignement du pardon que nous manifestons envers notre prochain. Quelque forts et courageux  que nous soyons au niveau de la spiritualité, si nous ne pardonnons pas aux autres, nous nous éloignons de la volonté du Père et nous tombons sans doute. ‘Nous devons constamment nettoyer les araignées de haine de nos cœurs pour pardonner aux autres comme Joseph l’a fait à ses frères bien que ces derniers lui avaient voulu une fin tragique’, a insisté le Père Jeria. C’est après avoir nettoyé la haine de nos cœurs que l’Esprit Saint de Dieu vient et trouve de la place en nous pour nous donner la paix et la tranquillité de l’âme.

Pardonner n’est pas seulement une question de sentiment, c’est aussi manifester la volonté de se faire un avec son prochain afin d’avoir un cœur nouveau avec lui. Ne pas pardonner c’est condamner notre amour à la faiblesse, et la suite ne peut être que la perdition. Or nous voulons vivre le pardon pour devenir des artisans de la paix, et les Saintes Ecritures nous disent que ce sont ceux-là qui seront appelés fils de Dieu. Nous avons pleins d’exemples de pardon que nous ferons bien de suivre. Alors qu’il était sur le point de mourir, Jésus a demandé à son Père de pardonner à ceux qui venaient de le crucifier. La vierge Marie ne s’est révolté ni proféré de menaces aux tortionnaires et meurtriers de son Fils Jésus. Prions donc les uns pour les autres pour avoir un cœur doux, patient et qui pardonne aux autres.

Méthode Nyandwi