Le 6 juin de chaque année, l’Eglise fait mémoire de  sainte Maria Goretti, vierge et martyr, et la Chorale Sainte Maria Goretti ne pouvait manquer à célébrer sa fête patronale avec éclat de joie. La sainte Messe dirigée par le Père Herménégilde Coyitungiye a débuté à 11h pour durer une heure et demie de temps dans le sanctuaire marial de Scoenstatt à Mont Sion Gikungu.

Juste au début de la célébration eucharistique, le Père célébrant du jour a brièvement rappelé la vie de sainte Maria Goretti. Celle-ci est née le 16 Octobre 1890 dans une famille modeste. Grâce à l’esprit de responsabilité  qui a caractérisé cette jeune fille, ses parents ont vite eu confiance en elle pour lui confier certaines tâches comme prendre soins de ses petits frères ou soeurs. Elle a décidé de consacrer sa vie à Dieu avant même sa première communion et elle y a jalousement tenu jusqu’à sa mort, poignardée par un certain Alessandro Serenelli qui a cherché à la violer main en vain ; c’était le 5 juillet 1902 vers quinze heures. La victime de quatorze coups poinçons a succombé à ses blessures le lendemain après avoir eu rencontre avec un prêtre  et après avoir exprimé qu’elle avait déjà pardonné à son assassin. Celui-ci a été emprisonné pendant trente ans suite à ce meurtre. L’on nous dit que Maria Goretti lui est apparu pendant son emprisonnement et il en est sorti converti tel qu’il l’a témoigné le jour de la béatification de Maria Goretti.

Le Père Coyitungiye a articulé son Homélie en quatre étapes: En premier lieu, il a posé à tout un chacun la question des savoir si la sainteté est possible parmi les jeunes d’aujourd’hui. La réponse est affirmative Dieu a mis en nous la possibilité de faire tous nos devoirs quotidiens, et c’est grâce à de tels actes que nous qualifions de simples que nous nous sanctifions. Si nous pouvions garder à cœur une devise simple comme ‘ Entre les mains de la vierge Marie, soyons saint comme sainte maria Goretti’, nous pouvons facilement accéder à la sainteté. En second lieu, le prédicateur a voulu savoir si les jeunes de notre temps connaissent la dignité de leur corps. Dans le psaume 139, il est dit : « Je confesse que je suis une merveille » (Ps 139,14) Comprenons par-là que nous nous devons d’apparaître devant le Créateur saints et sans tache. Quand nous maquillons notre corps, faisons-le pour la gloire de Dieu  ou pour distraire, attirer sur nous la convoitise du sexe opposé ? En voulant sauvegarder notre dignité, parfois nous pouvons aussi accepter que ça soit dur en luttant contre nos penchants mauvais. La vie n’est pas faite que de fleurs et de bonnes choses seulement, il y en a aussi de dures. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Jésus nous demande de porter notre croix si nous voulons marcher à sa suite.

Une troisième étape était de savoir comment les jeunes conçoivent et comprennent Jésus dans leur vie. Quand nous allons communier, nous devons garder à cœur que  nous accueillons  notre Créateur et Sauveur qui se fait petit et vient à notre rencontre. Et c’est très bon ! Ne pas perdre du vue cela, nous indique que nous sommes habités par le divin. En fin, le prédicateur du jour a appelé tout enfant et tout jeune à la responsabilité devant la vie du prochain et des biens de la famille. A titre d’exemple, quand on confie à l’enfant une responsabilité d’aller acheter la ration du jour, ne va-t-il pas être tenter de cacher peut-être l’argent qui reste pour s’acheter des « unités » pour son téléphone ? La question est de savoir si nos parents peuvent compter sur nous même si nous sommes encore petits, donc à l’âge de Sainte Maria Goretti. D’où l’invitation de combattre cette tentation de vol, de ne pas être vrai. Ceci nous aidera à devenir de bons gestionnaires de nos biens et ceux des autres.

Nous signalerons qu’après le chant d’action de grâces, le Père Coyitungiye a chanté pour la chorale un chant qu’il a introduit dès 2017 pour cette même chorale et dont le refrain fait ressortir les mots ‘Ma vie, je l’ai consacrée à Jésus ; mon corps est le temple du Saint Esprit. Je prends la décision d’être fidèle même jusqu’à mourir comme Sainte Maria Goretti’.

Méthode Nyandwi